Idriss Deby ITNO passe 24 heures à Abéché.
Nous sommes mardi, 24 février 2009. Il est presque midi et demi. Il faisait évidemment chaud. Une grande foule composée des autorités administratives, militaires, traditionnelles et religieuses de la région du Ouaddaï, ainsi que de simple citoyen s’est installé quelque part à cinq kilomètres à la sortie nord de la ville d’Abéché. Véhicules, motos, Rakchas, cavaliers et piétons, on se rappelait du jour de l’intronisation du Sultan du Dar Ouaddaï. Policiers, brigadiers et municipaux sont visibles partout pour essayer d’organiser la masse.
Juste un moment, des véhicules militaires font leur apparition devant la foule. C’est Idriss Deby ITNO qui arrive. Debout sur son véhicule, les bras levés saluant la foule qui s’y trouve, le président de la république avait l’air fier de la population du Ouaddaï. Tout au long de la route sur son passage, c'est-à-dire jusqu’à sa résidence au quartier Goz-Amir, l’ont voit des hommes, des femmes et des enfants accueillant le chef de l’Etat, accompagné de plusieurs membres du gouvernement, des techniciens et des conseillers.
Cette visite s’inscrit dans le cadre de la tournée que le chef de l’Etat a entreprise il y a quelques semaines à l’Est du Tchad.
Le président de la république, Idriss Deby ITNO a quitté Abéché ce matin après un séjour de 24 heures. Le chef de l’Etat qui était accompagné par plusieurs membres du gouvernement, des techniciens et des conseillers est venu dans le cadre de la tournée qu’il a entreprise il y a quelques semaines à l’Est du Tchad.
Le soir, le ministre de l’intérieur et de la sécurité qui faisait parti de la délégation a animé un meeting populaire à la place de l’indépendance d’Abéché. Toutes les couches sociales de la région étaient au rendez-vous. S’adressant à la population, Ahmet Mohamad Bachir s’est appesanti sur la paix, la vie chère, la protection de l’environnement et surtout la détention illégale d’armes de guerre par les civils. "On ne peut jamais parler de la sécurité sans les armes détenues illégalement se seront déposées." fait-il savoir.
Le président de la république quitte ce soir, 25 février 2009, dirigeant vers l’Ouest.
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25 févr. 2009
24 févr. 2009
Annick quitte la radio, les journalistes se retrouvent...
Ce soir, samedi 21 février 2009, Annick porte une voile rose.

Chacun pourrait se poser une question du genre : « Pourquoi Annick, qui n’est pas du Tchad, qui n’est pas musulmane non plus, porte une telle voile ce soir ? »
Alors, c’est son séjour à Abéché qui tire à sa fin.
Annick Nsabimana, la chargée du programme et de formation qui a travaillé pendant deux ans au sein de la radio "La Voix du Ouaddaï", quitte aujourd’hui ce poste pour aller travailler au bureau INTERNEWS de N’Djamena, capitale du Tchad.
Tenez !
La Voix du Ouadaï est une radio communautaire installée à Abéché, à l’est du Tchad. Cette radio a vu le jour en 2005, après l’arrivée des réfugiés du Darfour dans cette partie du Tchad et travaille pour ces réfugiés, pour les personnes déplacées internes et aussi pour la population locale. C’est l’une des trois radios du Projet INTERNEWS NETWORK à l’Est du Tchad.
Revenons à notre mouton comme on le dit.
Pour faire honneur à Annick et lui dire au revoir, toute l’équipe de la radio vient partager un verre avec elle, comme le veut la coutume. C’est au cours d’une cérémonie organisée au sein du Gust-House de INTERNEWS, au quartier Goz-Amir, le quartier présidentiel. Cette cérémonie ne rassemble pas seulement le staff de la Voix du Ouaddaï mais également quelques amis du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés HCR. Des personnes avec lesquelles les journalistes de cette radio ont toujours eu à travailler ensemble, que ça soit pour des relations professionnelles ou personnelles.
Hommes et femmes se trouvent sur des chaises et fauteuils autour de deux grandes tables sur lesquelles l’on a posé de boisons, alcoolisées et non alcoolisées, au goût de chacun. C’est pour la première fois que toute l’équipe de la radio se retrouve dans le Gust House de INTERNEWS Abéché. Les uns sont devant leurs bouteilles de Castel ou de Pepsi…, les autres causent, les autres prennent des photos … et il y’en a aussi ceux qui, émus par la séparation avec la « femme à la voile rose », ont l’air trop soucieux.
Dans une aire très animée, l’assistance voit Olivier se dirigeant vers le générateur. Il l’éteint. "Mais qu’est-ce qui se passe ?" Se demandent les plus pressés. Le directeur du projet INTERNEWS NETWORK, Guillaume Michel, veut dire un mot. Venu d’un pays européen où la température passe quelquefois même en dessous de zéro, Guillaume est très fier sa collaboratrice, Annick. "Je te vois non seulement comme une collègue mais aussi et surtout comme une maman, une épouse…" souligne Guillaume Michel dans ses propos, avant de lui souhaiter bon succès dans ses nouvelles fonctions.
Bon succès dans ses nouvelles fonctions, c’est ce qu’a souhaité également toute l’équipe de LA VOIX DU OUADDAI qui était présente a la cérémonie. "Avant, c’est toi (Annick) qui faisais le script des magazines pour nous et c’est toi qui nous aidais à enregistrer les émissions. Mais maintenant, c’est nous qui faisons tout ce travail. C’est pour dire que tu nous as appris à être indépendant, a pêcher nous même au lieu de demander toujours du poisson aux autres", font savoir certains d’entre eux.
Les amis du HCR, eux aussi, ne restent pas bouche "B". Ils disent ce qu’ils pensent de Annick en passant par leurs relations personnelles et professionnelles.
Tous, INTERNEWS et HCR, remercient cette noble de tout ce qu’elle a fait pour son équipe et pour toute la population à l’Est du Tchad, et lui souhaitent bon succès dans ses nouvelles fonctions.
"Je suis très contente de dire que c’est vraiment un au revoir mais pas un adieu", indique Annick dans ses propos. "Je ne pouvais pas faire ce que j’ai pu faire sans votre soutien" ajoute-t-elle. Très émue, elle déclare que ces deux enfants (jumeaux) avaient seulement un an et trois mois quant elle est venue au Tchad ; mais ici (au Tchad), elle a trouvé des frères, des familles. "Soyez rigoureux dans votre travail, respectez les deadlines, … considérez la radio comme votre famille" conseille t-elle les journalistes, avant de leur demander de ne pas hésiter à l’appeler, surtout en cas d’un événement familial, pour partager la joie et le malheur ensemble.
Venue d’une région des grands lacs et des montagnes, le Burundi, qui diffère du Tchad dans plusieurs aspects, Annick qui a laissé son mari et ses deux enfants, s’est facilement intégrée dans la communauté tchadienne. Et cela grâce à sa sagesse, son esprit d’ouverture, son esprit d’équipe, … et surtout son savoir vivre.
Elle est toujours souriante mais sérieuse. Elle est rigoureuse dans le cadre du travaille, de manière à ce que certains journalistes se voient dérangés par ses histoires de deadline.
La fin de la cérémonie était marquée par la prise des photos de famille de la Radio. Et cela après un repas offert à l’assistance.
Chacun pourrait se poser une question du genre : « Pourquoi Annick, qui n’est pas du Tchad, qui n’est pas musulmane non plus, porte une telle voile ce soir ? »
Alors, c’est son séjour à Abéché qui tire à sa fin.
Annick Nsabimana, la chargée du programme et de formation qui a travaillé pendant deux ans au sein de la radio "La Voix du Ouaddaï", quitte aujourd’hui ce poste pour aller travailler au bureau INTERNEWS de N’Djamena, capitale du Tchad.
Tenez !
La Voix du Ouadaï est une radio communautaire installée à Abéché, à l’est du Tchad. Cette radio a vu le jour en 2005, après l’arrivée des réfugiés du Darfour dans cette partie du Tchad et travaille pour ces réfugiés, pour les personnes déplacées internes et aussi pour la population locale. C’est l’une des trois radios du Projet INTERNEWS NETWORK à l’Est du Tchad.
Revenons à notre mouton comme on le dit.
Pour faire honneur à Annick et lui dire au revoir, toute l’équipe de la radio vient partager un verre avec elle, comme le veut la coutume. C’est au cours d’une cérémonie organisée au sein du Gust-House de INTERNEWS, au quartier Goz-Amir, le quartier présidentiel. Cette cérémonie ne rassemble pas seulement le staff de la Voix du Ouaddaï mais également quelques amis du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés HCR. Des personnes avec lesquelles les journalistes de cette radio ont toujours eu à travailler ensemble, que ça soit pour des relations professionnelles ou personnelles.
Hommes et femmes se trouvent sur des chaises et fauteuils autour de deux grandes tables sur lesquelles l’on a posé de boisons, alcoolisées et non alcoolisées, au goût de chacun. C’est pour la première fois que toute l’équipe de la radio se retrouve dans le Gust House de INTERNEWS Abéché. Les uns sont devant leurs bouteilles de Castel ou de Pepsi…, les autres causent, les autres prennent des photos … et il y’en a aussi ceux qui, émus par la séparation avec la « femme à la voile rose », ont l’air trop soucieux.
Dans une aire très animée, l’assistance voit Olivier se dirigeant vers le générateur. Il l’éteint. "Mais qu’est-ce qui se passe ?" Se demandent les plus pressés. Le directeur du projet INTERNEWS NETWORK, Guillaume Michel, veut dire un mot. Venu d’un pays européen où la température passe quelquefois même en dessous de zéro, Guillaume est très fier sa collaboratrice, Annick. "Je te vois non seulement comme une collègue mais aussi et surtout comme une maman, une épouse…" souligne Guillaume Michel dans ses propos, avant de lui souhaiter bon succès dans ses nouvelles fonctions.
Bon succès dans ses nouvelles fonctions, c’est ce qu’a souhaité également toute l’équipe de LA VOIX DU OUADDAI qui était présente a la cérémonie. "Avant, c’est toi (Annick) qui faisais le script des magazines pour nous et c’est toi qui nous aidais à enregistrer les émissions. Mais maintenant, c’est nous qui faisons tout ce travail. C’est pour dire que tu nous as appris à être indépendant, a pêcher nous même au lieu de demander toujours du poisson aux autres", font savoir certains d’entre eux.
Les amis du HCR, eux aussi, ne restent pas bouche "B". Ils disent ce qu’ils pensent de Annick en passant par leurs relations personnelles et professionnelles.
Tous, INTERNEWS et HCR, remercient cette noble de tout ce qu’elle a fait pour son équipe et pour toute la population à l’Est du Tchad, et lui souhaitent bon succès dans ses nouvelles fonctions.
"Je suis très contente de dire que c’est vraiment un au revoir mais pas un adieu", indique Annick dans ses propos. "Je ne pouvais pas faire ce que j’ai pu faire sans votre soutien" ajoute-t-elle. Très émue, elle déclare que ces deux enfants (jumeaux) avaient seulement un an et trois mois quant elle est venue au Tchad ; mais ici (au Tchad), elle a trouvé des frères, des familles. "Soyez rigoureux dans votre travail, respectez les deadlines, … considérez la radio comme votre famille" conseille t-elle les journalistes, avant de leur demander de ne pas hésiter à l’appeler, surtout en cas d’un événement familial, pour partager la joie et le malheur ensemble.
Venue d’une région des grands lacs et des montagnes, le Burundi, qui diffère du Tchad dans plusieurs aspects, Annick qui a laissé son mari et ses deux enfants, s’est facilement intégrée dans la communauté tchadienne. Et cela grâce à sa sagesse, son esprit d’ouverture, son esprit d’équipe, … et surtout son savoir vivre.
Elle est toujours souriante mais sérieuse. Elle est rigoureuse dans le cadre du travaille, de manière à ce que certains journalistes se voient dérangés par ses histoires de deadline.
La fin de la cérémonie était marquée par la prise des photos de famille de la Radio. Et cela après un repas offert à l’assistance.
16 févr. 2009
Des lèpreux délaissés pour compte.
Le Tchad a célébré ce dimanche 15 février 2009, avec deux semaines de retard, la 56 journée Internationale de la Lèpre.
Le ministre tchadien de la santé publique déclare à cette occasion que presque tous les lépreux de N’Djamena sont intégrés dans la société et qu’aucun d’entre eux ne mendie.
Cependant, les lépreux d’Abéché sont délaissés pour compte.
Ils sont près de 400 personnes vivent dans la léproserie d’Abéché, située derrière l’hôpital régional. Construite en paille et en pêle-mêle, cette léproserie est exposée à toutes les intempéries. Soleil, pluie, incendie et j’en passe.
Vulnérables abandonnés à eux-mêmes, ils essayent comme ils peuvent de vivre au jour le jour avec ce qu’ils gagnent de fruit de leur mendicité.
Comme ils l’on toujours fait, ces vulnérables lancent un cri d’alarme aux bonnes volontés.
Ces lépreux sont dans la plus part de cas marginalisés, vus comme la classe la plus basse de la société et personne ne s’approche d’eux. Même quelquefois leurs proches. Pourtant, la lèpre n’est qu’une maladie comme toute autre comme le dit le point focale lèpre pour la région sanitaire du Ouaddaï Mohamad Hassan Barka.
Ils sont comme nous et peuvent faire beaucoup de choses pour le pays. Malheureusement, la délégation de l’action sociale n’a pas une ligne budgétaire pour leur intégration dans la société. Le délégué Mohamad Hussein leur demande par ailleurs de s’organiser en association pour s’entraider.
Il est à signaler que rien n’a été fait au niveau d’Abéché par rapport à la journée internationale de la lèpre. Le délégué régional de l’action social appelle, lui aussi, les bonnes volontés à venir en aide à ces vulnérables.
Le ministre tchadien de la santé publique déclare à cette occasion que presque tous les lépreux de N’Djamena sont intégrés dans la société et qu’aucun d’entre eux ne mendie.
Cependant, les lépreux d’Abéché sont délaissés pour compte.
Ils sont près de 400 personnes vivent dans la léproserie d’Abéché, située derrière l’hôpital régional. Construite en paille et en pêle-mêle, cette léproserie est exposée à toutes les intempéries. Soleil, pluie, incendie et j’en passe.
Vulnérables abandonnés à eux-mêmes, ils essayent comme ils peuvent de vivre au jour le jour avec ce qu’ils gagnent de fruit de leur mendicité.
Comme ils l’on toujours fait, ces vulnérables lancent un cri d’alarme aux bonnes volontés.
Ces lépreux sont dans la plus part de cas marginalisés, vus comme la classe la plus basse de la société et personne ne s’approche d’eux. Même quelquefois leurs proches. Pourtant, la lèpre n’est qu’une maladie comme toute autre comme le dit le point focale lèpre pour la région sanitaire du Ouaddaï Mohamad Hassan Barka.
Ils sont comme nous et peuvent faire beaucoup de choses pour le pays. Malheureusement, la délégation de l’action sociale n’a pas une ligne budgétaire pour leur intégration dans la société. Le délégué Mohamad Hussein leur demande par ailleurs de s’organiser en association pour s’entraider.
Il est à signaler que rien n’a été fait au niveau d’Abéché par rapport à la journée internationale de la lèpre. Le délégué régional de l’action social appelle, lui aussi, les bonnes volontés à venir en aide à ces vulnérables.
13 févr. 2009
Bonjour!
Bonjour tout le monde!
Je suis Hassan Abdoulaye, un Tchadien.
Je travaille dans une radio communautaire à l'Est du Tchad.
Je viens de créer mon Blog et j'aurais certainement besoin de vous, de vos conseils et autres pour une amélioration de mes massages et publications.
juste signaler de plus que j'avais un blog aussi sur le site everyhumanhasright
Merci à tous!
Hassan
Je suis Hassan Abdoulaye, un Tchadien.
Je travaille dans une radio communautaire à l'Est du Tchad.
Je viens de créer mon Blog et j'aurais certainement besoin de vous, de vos conseils et autres pour une amélioration de mes massages et publications.
juste signaler de plus que j'avais un blog aussi sur le site everyhumanhasright
Merci à tous!
Hassan
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