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19 juil. 2017

Tchad : Désastre à Dourbali

La population de Dourbali, localité situé à 80 Km à l’Est de la ville de N’Djamena, vit dans un désastre suite à la pluie torrentielle qui s'est abattue le 15 juillet 2017. Cette pluie qui a duré huit heures environ a causé d'énormes dégâts.
Plusieurs maisons et murs écroulés, laissant des centaines de ménages sans abris. Les habitants ont fait de leur mieux pour réduire le risque mais elle ne peut rien contre une inondation d'un mètre de profondeur surtout lorsqu'il s'agit des habitations semi-dure. Certains ont pu sauver quelques effets mais ne savent pas où les sécher. Des hommes, des femmes, enfants, des vieillards, tout le monde patauge à la recherche d’une terre ferme qui n’existe malheureusement pas.
On dénombre également des latrines traditionnelles qui sont écroulées, complètement inondées, qui risquent d'engendrer des conséquences sanitaires. Si rien ne se fait, cette situation risque de faire plus des victimes collatérales, sans oublie une éventuelle épidémie. Les sinistrés demandent au gouvernement et aux les bonnes volontés de voler à leur secours. Cette localité riveraine du fleuve Chari subit presque chaque année des inondations

17 juil. 2017

Tchad : Les épreuves de baccalauréat 2017 ont commencé ce matin


71 902 candidats composent le baccalauréat tchadien, session de juillet 2017, depuis ce lundi, 17 juillet 2017. Les filles représentent 32%, soit près de 1/3 des candidats. Ce qui n’est pas négligeable. Ils sont repartis dans 71 centres d’examen sur toute l’étendue du territoire. Conformément aux reformes faites depuis l’année dernière, les candidats composent une seule épreuve par jour, donc six jours d’examen. Le baccalauréat 2017 arrive dans une année scolaire perturbée à son début par la grève des enseignants. Les élèves avaient mis près de quatre mois à la maison avant de prendre le chemin de l’école. Ce retard doit avoir des répercussions sur le programme scolaire mais, les responsables en charge de l’éducation ont pris des dispositions pour réduire le risque. Le déroulement des épreuves au mois de juillet au lieu de juin en est l’une des conséquences. Pour les quelques candidats que j’ai rencontrés à la fin de l’épreuve, le sujet est abordable. Il doit d’ailleurs l’être parce que vu pendant les cours et proposé par les enseignants eux-mêmes. Les candidats sont appelés à travailler dans la sérénité et le calme, et ne compter que sur eux-mêmes. Signalons que le nombre de candidats cette année est réduit de 6,75% par rapport à l’année 2016. Bonne chance à tous les candidats.

16 juil. 2017

Tchad : Le réseau des jeunes du G5 Sahel s'agrandit.

Les membres du réseau des jeunes du G5 Sahel, branche du Tchad, ont organisé une rencontre ce samedi, 15 juillet 2017, au restaurant « Le Crunch de Sabangali » à N’Djamena. Cette rencontre permis d’étendre le réseau sur d’autres régions du pays et intégrer plus de jeunes.
Après une brève présentation du réseau, les jeunes ont, tour à tour, pris la parole pour parler de l’intérêt de tous les jeunes à avoir une telle plate-forme pour œuvrer en faveur de la jeunesse et défendre ses droits. La paix et de la sécurité au Tchad, l’entreprenariat et l’emploi des jeunes, la scolarisation des enfants et surtout des filles, la protection de l’environnement sont entre autres les programmes dans lesquels va intervenir le réseau, commençant par la sensibilisation. Cela a permis de rapprocher les jeunes qui ont pris part à la rencontre des jeunes des pays de G5 Sahel tenue à Bamako en juin 2017 et ceux qui ont pris part à la première rencontre de Bruxelles en juin 2016. Elle a également permis de dissiper toute l’équivoque qui existait sur le réseau. Bien que le réseau des jeunes de G5 Sahel soit né suite à la rencontre des jeunes organisée par l’Union Européenne en collaboration avec le Centre pour le Dialogue Humanitaire (HD) à Bruxelles, il n’est pas créé pour faire un bras-de-fer avec HD. Cependant, il peut collaborer avec HD tout en gardant son indépendance, élaborer son plan d’action, réaliser ses propres activités à travers le pays. Alors tous les participants de Bamako et ceux de Bruxelles ont intérêt à travailler ensemble et élargir le réseau. Ainsi, il va y avoir une représentation dans chacune des cinq zones à savoir le Ouaddaï, le Borkou, le Kamen/Lac, le Moyen Chari et la ville de N’Djamena, avec une extension dans les autres régions du pays. Etant donné que le réseau existe dans tous les pays de G5 Sahel, les jeunes du Tchad demande aux membres du réseau des autres pays de faire autant.

14 juil. 2017

Tchad: Restitution des travaux du G5 Sahel;

Les jeunes tchadiens ayant participé à la rencontre des jeunes du G5 Sahel tenue à Bamako du 03 au 06 juin dernier ont restitué les travaux aux autres jeunes et aux autorités ce jeudi. C’était lors d’un atelier organisé du 12 au 13 juillet 2017, au Mercure Hôtel à N’Djamena.
Durant deux jours de travaux, les jeunes venus de cinq zones du projet à savoir le Ouaddaï, le Borkou, le Lac/Kanem, le Moyen Chari et la ville de N’Djamena ont passé en revue les défis et les solutions proposées par rapport aux thématiques qui touchent directement les jeunes tchadiens et ceux de l’ensemble de pays de G5 Sahel. Ces thématiques ressortent des discussions engagées avec les jeunes lors de la rencontre de Bakara au Tchad du 25 au 27 mai 2017 et celle du Bamako, au Mali. C’était donc une restitution à deux niveaux. A Bakara comme au Mali, les thématiques abordées sont liées à l’éducation et la formation professionnelle, aux opportunités économiques et emploi des jeunes, à la participation citoyennes, et à la paix et la sécurité. Concernant l’éducation et la formation professionnelle, il a été recommandé entre autre le renforcement de l’enseignement primaire de qualité et du niveau des élèves en organisant des cours de soutien par exemple, la création des centres de formation pour le renforcement des capacités des jeunes, la création des écoles de seconde chance pour offrir aux jeunes n’ayant subis aucun cursus scolaire ou eux ayant abandonné l’école très tôt, la répartition équilibrée des enseignants notamment dans les zones rurales, la lutte contre la corruption en milieu scolaire, la promotion la culture de l’excellence… Par rapport aux opportunités économiques, les jeunes ont recommandé de l’allégement fiscale pour les jeunes entrepreneurs, la valorisation du potentiel d’emploi en milieu rural, l’éducation des jeunes à entreprendre dès le jeune âge, la promotion et la création des centres incubateurs afin d’améliorer le transfert de compétence et de favoriser l’insertion socioprofessionnelle des jeunes de la diaspora désireux de rentrer aux pays, et la mise en place des structures de formation, d’accompagné et d’orientation des jeunes, l’orientation et l’appui aux promoteurs du secteur informel… Touchant le thème lié à la paix et la sécurité, les jeunes ont proposé l’organisation et le renforcement des activités culturelles organisées dans la région, la réaction et revitalisation des espaces d’animation pour les jeunes, de lutter contre la dégradation de l’environnement, la création d’un espace de dialogue entre les jeunes et les forces de défense et de sécurité, la transparence dans la gestion de la chose publique, la prise en compte des couches vulnérables, la sensibilisation des jeunes aux techniques d’adaptation aux changements climatiques… Étaient présents à la rencontre les représentants du Ministère de l’Éducation Nationale et de la Promotion Civique, de l’Office National pour la Promotion de l’Emploi (ONAPE), de l’Union Européenne, du G5 Sahel et du FOSAP. Ce rendez-vous a donc permis aux représentants des institutions de rencontrer les jeunes des différentes régions du pays, les écouter, comprendre leurs préoccupations, discuter avec les eux afin d’adapter leurs programmes en fonction des besoins de la jeunesse. C’était donc un échange entre les jeunes et les institutions, dans un dialogue important. MALHEUREUSEMENT, LE MINISTÈRE DE LA JEUNESSE N’A VOULU ENVOYER AUCUN REPRÉSENTANT A CETTE RENCONTRE DES JEUNES. POURTANT, C’EST LE MINISTÈRE LE PLUS CONCERNÉ PAR LE PROJET. IL SEMBLE QUE TOUT LE PERSONNEL DU MINISTÈRE, DU MINISTRE AU PLANTON, EST INVITE A UNE RENCONTRE ; DONC IL N’Y A PAS DU TEMPS POUR LES JEUNES. Toutefois, tout semble croire que la synthèse des travaux sera envoyée au ministère. Reste à savoir s’ils auront le temps d’au moins la LIRE.

3 juin 2017

Les jeunes de G5 Sahel prennent leur destinée en main

Plus d'une centaine de jeunes venus des pays du G5 Sahel se rencontrent du 03 au 06 juin 2017 à Bamako pour discuter de leurs problèmes.
Cette rencontre s'inscrit dans le cadre du projet "la voix de la jeunesse du Sahel" piloté par le centre de dialogue humanitaire (hd) et financé par l'Union Européenne et le ministère des affaires étrangères du Danemark. C'est donc une rencontre de dialogue entre les jeunes et les institutions des pays du G5 Sahel à savoir le Mali,le Niger, la Mauritanie, le Burkina Faso et le Tchad, ainsi que ceux de la diaspora, du magrebe et de l'Europe. A l'issue de cette rencontre, les enjeux liés à certaines problématiques seront identifiés et des recommandations seront formulées.

1 avr. 2017

Laurent SADOUX : chaque jour est une vie.

Chaque jour est une vie. L’auteur de cette phrase qui a plein de sens et qui nous appelle à profiter de la vie n’est plus en vie. Laurent SADOUX, l’une des figures de la radio du monde nous a quittés ce jeudi, 30.03.2017, à l’âge de 51 ans. Depuis que j’ai appris la nouvelle de sa disparition à travers la Radio France Internationale, pour moi, la tristesse était grande que jamais. Je n’avais même pas le courage de prendre mon ordinateur et écrire quelque chose. Et les jours passent. Et la tristesse persiste, augmente. Et les larmes coulent, inondent le visage, voire le corps. Et les autres en parlent. Jusqu’à ce jour où je me dis : pour me consoler, il faudrait que j’écrive ces lignes. Mais c’est la vie. La vie dont le présentateur d’Afrique midi a toujours parlé et dans le bon sens. Il était une figure emblématique incarnée à jamais dans l’esprit des auditeurs de la rfi, la radio la plus proche, de plus loin comme il a l’habitude de le dire. Laurent SADOUX était pour moi un guide. Je l’avais rencontré, côtoyé dans son studio. C’était en décembre 2008 lors que j’étais à Paris pour le media awards every human has right (prix du journalisme sur les droits de l’Homme). Je l’avais vu présenter Afrique midi. Il était détendu, relaxe au studio. Il faisait des gestes et présentait le journal non seulement avec sa voix mais avec ton son corps. On dirait qu’il était sur une scène de théâtre. A la fin de sa présentation, nous avons fait une jolie photo avec lui, dans le studio de la rfi. C’est la photo de couverture de mon compte Facebook. Je ne l’ai jamais changée depuis que je l’avais mise. Elle me rappelle beaucoup de choses. SADOUX m’a inspiré. Je l’imitais. J’imitais sa voix, ses gestes, ses positions sur la chaise et par rapport aux micros… J’avoue que grâce à lui, j’avais beaucoup changé en termes de présentation du journal après mon retour au pays. Je manquais rarement ses présentations. Mes condoléances les plus attristées à toute la communauté journalistique en général et à l’équipe de la rfi en particulier. Laurent, tu es parti très loin mais tu es tout près de nous. Tes 33 années passées au service de l’humanité et ta voix magique resteront gravées à jamais. Vas en paix mon frère !

8 mars 2017

Aidons les femmes à nous aider !


« La promotion des droits et l’autonomisation de la femme », c’est le thème sous lequel le Tchad célèbre la Journée des Droits des Femmes édition 2017.
Pour donner un accent particulier à cette Journée d’une importance capitale, le pays a instauré, depuis déjà près de vingt (20) ans, le SENAFET, Semaine Nationale la Femme Tchadienne. Du 1er au 8 mars de chaque année, les femmes tchadiennes se réunissent et organisent diverses manifestations culturelles et socioéducatives à travers le pays. Et cela pour leur permettre de discuter sur les problèmes liés à leur épanouissement et trouver des solutions idoines. Pour cette édition, je propose de vous parler d’un thème présenté par l’Association Culturelle « Etoile des Jeunes » : le droit au travail, facteur d’autonomisation de la femme. La pièce de théâtre a parlé d’un homme qui, au début, empêche son épouse de faire le commerce. Il énumère le comportement de certaines femmes commerçantes d’Abéché : les bons dus au fait que le payement se fait par tranche, la non-réalisation des travaux domestiques, le non-respect des maris par les femmes commerçantes etc. Ainsi, le mari oublie les côtés positifs du travail de la femme : assurer ses besoins sans toujours demander à son mari, pouvoir acheter ce qu’elle veut, aider son mari, assurer la scolarité de ses enfants ainsi que leurs soins en cas de maladie et bien d’autres. Je sais que beaucoup d’homme ne veulent pas que les femmes travaillent juste parce que, pour la femme est faite pour rester à la maison et s’occuper des enfants… Si seulement ceux-là avaient vu le spectacle, ils se rendront compte qu’ils ont tort. Alors, tout ce que je vous demande, c’est bien réfléchir et voir les côtés positifs des choses. Aidons les femmes à nous aider !!!

7 mars 2017

Le Ouaddaï perd une de ses icônes. A. A. Dahab


Abdoulaye Ali Dahab n’y est plus. Il est décédé ce lundi, 06 mars 2017 à Abéché, suite d’une longue maladie. Né vers 1955 à Abéché, Abdoulaye Ali Dahab est speaker en langue maba – langue « ouaddaïenne » – à l’Office National de Radio et Télévision d’Abéché depuis 1993. Il a servi avec loyauté la station régionale de radio d’Abéché, jusqu’à son dernier souffle. Enseignant de carrière, Abdoulaye Ali Dahab dirige depuis plusieurs années le service de la promotion des langues nationales à la délégation régionale de l’éducation nationale du Ouaddaï. Pour l’avoir côtoyé plus d’une fois et pour avoir travaillé avec lui pendant un an (2005 – 2006) à la radio, j’ai trouvé en lui un bon éducateur, tant dans le cadre professionnel que personnel. Il m’a toujours considéré comme son enfant, prodigué des bons conseils et encouragé à faire des études en journalisme. Je me rappelle lorsque je lui avais expliqué les raisons pour lesquelles je fais mes études en santé plutôt qu’en journalisme, il m’a compris tout en disant : « tu as un bon talent en journalisme mais je te comprends… » Néanmoins, ne laisse pas la radio m’avait-il conseillé. C’est une icône de la région du Ouaddaï qui est disparue. Abdoulaye Ali Dahab a quitté pendant que les auditeurs et toute la population ont encore besoin de lui, mais la vie est ainsi faite. Il laisse derrière lui une veuve et sept orphelins dont trois filles. Paix à son âme !

2 mars 2017

Santé : Toute grossesse doit être suivie.

Toute femme enceinte doit se présenter dans une structure sanitaire pour le suivi de sa grossesse. C’est ce qu’on appelle consultation prénatale (CPN).
Ces CPN permettent de prévenir les éventuelles pathologies pouvant survenir au cours de la grossesse telles que le paludisme, l’anémie, le tétanos ; identifier précocement les complications telles que le diabète gestationnelle, l’hypertension artérielle, les infections sexuellement transmissibles etc. et les prendre correctement en charge. Les CPN permettent également de sensibiliser la femme enceinte sur sa santé et celle de son futur enfant, l’hygiène, et préparer un accouchement « sans risque », car toute grossesse est potentiellement à risque. Malheureusement, le constat sur le terrain, surtout en zone rurale, est amère: les femmes ne viennent au centre de santé que lorsqu'elle est malade. Et le plus souvent, c'est au troisième trimestre de la grossesse. Pour cause, beaucoup ignorent l'intérêt des CPN. Aussi, beaucoup de centres de santé ne disposent pas de sages-femmes et les femmes enceintes ne veulent pas se faire consulter par un homme. Pour l'intérêt des nos sœurs, nous devons tous nous impliquer dans la sensibilisation de celles-ci à fréquenter les structures de santé dès qu’elles se sentent enceinte.

1 mars 2017

Santé : Les infections respiratoires aiguës et les enfants

Le point essentiel de la deuxième journée de la formation des responsables des centres de santé d’Abéché et d’Abougoudam a porté sur les infections respiratoires aiguës (IRA).
J’ai choisi ce point pour vous parce que les IRA constituent la principale cause des consultations dans les structures sanitaires en cette période de poussière et de froid, surtout pour les enfants de moins de 5 ans. Les IRA est un ensemble des pathologies qui affectent les voies respiratoires à savoir le nez, les oreilles, la gorge, le larynx, la trachée, les bronches, les bronchioles, les poumons etc. Selon la partie atteinte, on distingue les IRA hautes et les IRA basses. Quelle que soit la localisation, une infection respiratoire que vous considérez comme simple, non traitée, peut s’aggraver et évoluer vers une PNEUMONIE sévère. Et je l’avais dit hier, les pneumonies sont parmi les maladies causant 70% de décès chez les enfants. Alors, pour prévenir les infections respiratoires aiguës, il faut vous protéger et surtout les enfants contre le froid et la poussière : ne pas les laver tôt le matin ou tard le soir, leur porter des habits lourds et couvrant tout leur corps y compris la tête et ne pas les exposer à la poussière. Cependant, si vous constatez que le nez ou l’oreille de votre enfant coule, il tousse ou il n’arrive pas à bien avaler les aliments, amenez-le à la structure sanitaire la plus proche. A demain avec un autre thème.

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